Une autre particularité de ce k’o-sseu a trait aux nervures des feuilles : un examen microscopique a permis de déceler sur la partie médiane des feuilles la trace de pigments d’un rouge vif sur d’étroites bandes d’une matière que l’analyse a prouvé être du papier. L’indication nous est ainsi fournie que ces minces bandes de papier étaient, à l’origine, recouvertes d’or, suivant un procédé qui est attesté dès l’époque la plus ancienne et qui est encore employé aujourd’hui. La substance rouge dont il reste des traces sur ces lamelles de papoer entrait vraisemblablement en composition dans un alliage qui, par un procédé de « couchage », adhérait au papier en lui donnant l’apparence de l’or. Au cours de temps, cet alliage s’est oxydé et toute trace de dorure a disparu.

Il nous reste à examiner un dernier fragment de k’o-sseu qui est reproduit en couleurs (Pl. F) et qui appartient au City Art Museum de St. Louis. Tout en rentrant deans la catégorie des documents déjà décrits, il s’en distingue cependant dans les détails du motif. Nous en donnons ci-dessous la description :
Sur un fond violet se détachent, permi le feuillage et les fleus, un animal bondissant, vraisemblablement un bouc, et, au-dessus, un oiseau aux déployée ressemblant à un canard ou une oie sauvage. Le contour des feuilles, qui est cerné d’un trait assez épais de couleur claire, est arrondi et on ne retrouve pas ici la forme de fourche qui caractérise le feuillage des autres spécimen ; la nervure centrale, à peine indiquée sur quelques feuilles, est absente sur la plupart. On croit reconnaître, au milieu du feuillage, certains éléments en forme de nuage distribués d’une façon qui semble plus ou moins accidentelle. Le plus distinct et la plus important se trouve entre le bec et l’aile de l’oiseau. Sur la gauche, en partie cachée par l’étiquette qui porte le titre chinois, se distingue une bande sinueusem, de couleur bleu turquoise. Remarquons encore que l’oiseau ne tient pas dans son bec le « champignon de la longévité » qui est, en quelque sorte, un attribut des oiseaux qui figurent sur les autres spécimen. Le contour de ses ailes est plus arrondi et ne forme pas l’ange assez prononcé qui donne à ceux-là plus de ressemble à un bouc est unique parmi tous les texiles reproduits.

La gamme des coloris mérite que nous y arrêtions notre attention : nous avons déjà indiqué que le fond était violet, caractéristique commune aux spécimen reproduits Pl. A, C, et D ; les autres couleurs principales sont le vert, le jaune, et l’on distingue deux tons de bleu : ceuli de certaines feuilles (ou boutons de fleurs), de forme presque triangulaire, et celui de la bande sinueuse qui est en partie cachée par l’étiquette. Nous donnons ci-apès, dans le même ordre que celui énoncé plus haut la liste de ces coloris en les faisant suivre d’un indice qui renvoie au catalogue standard Munsell :
Violet 10. ORP 2/4
Vert 10. GY 3/4
Jaune 10. OY 5.5/5
Bleu 10. YR 7/7
Bleu turquoise 10. OB 6.5/4
Nous venons de décrire cinq spécimen de k’o-sseu étroitement apparentés et qui constituent un bien déterminé, leqeul se distingue des tapisseries dont le motif, emprunté à des modèles picturaux, forme un véritable ayant une fin artisque en soi (compositon de fleurs, paysage etc.).

Quelle date attribuer à ces spécimen ?—La seule indication qui nous soit donnée émane de sources chinoises et japonaises : aussi bien M. Tchou Ki-k’ien que les auteurs du Tsouan tsou ying houa pensent que le panneau reproduit Pl. A est d’époque Song. Nous avons noté que M. Harada est enclin à y voir l’un des pu également constater que son opinion reponse souvent sur une interprétation erronée des texte et qu’elle est, par conséquent, fort sujette à caution.

D’autre part, le document reproduit Pl. C était également tenu par le Dr. Ferguson comme un fragment d’époque Song et les connaisseurs chinois ne mettent pas en doute cette attribution.

C’est en examinant du point de vue stylistique le groupe de k’o-sseu qui fait l’objet de la présente étude et en isolant certains éléments caractéristique que nous allons trover quelques arguments de nature à étayer l’opinion qu’il s’agit bien de documents appartenent à l’époque Song :

Parmi tous les oiseaux représentés considérons, à titre d’example, celui qui figure sur la Planche F ; nous le trouvons également sur les autres spécimen et nous l’avons décrit comme étant un canard ou une oie sauvage. A n’en pas douter, c’est le même type d’oiseau que nous voyons, sous la dynastie des T’ang, orner des plats en céramique polychrome (voir Pl. G) et qui fait également partie du décor des miroirs et de l’argenterie de la même époque.

Cette analogie s’étend même à l’élément en forme de nuage sur lequel nous avons déjà appelé l’attention et qui se trouve placé entre le cou et l’aile de l’oiseau : des formes de nuages à peine différentes entourent également l’oiseau sur le plat T’ang dont le motif central est ici reproduit.

Quant aux oiseaux qui représentent des paons sur les spécimen A et E, c’est an Asie Centrale que nous en trouvons les prototypes : il s’agit de deux fragments de tapisserie de texture assez grossière « with peacock-tail pattern in blue, red, yellow and brown colours rather faded ». Ces fragments ont été trovés a Karahodja, dans l’oasis de Tourfan, où les Ouïgours étaient établis à l’epoque du Moyen-Age.

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